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BENJA, de la compagnie brésilienne Borogodo, à la Biennale du Cirque

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Écrit par Marc Pagnier Publié le 28 janv. 2017 Marc Pagnier

Rédacteur en Chef des titres en anglais, français et chinois.

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BENJA, petit chef d’œuvre où se mêlent arts numérique, visuel, musique brésilienne, est un cirque traditionnel et contemporain pour les enfants et les parents (ou grands-parents…).  Une heure de bonheur pour tous, de 7 à 77 ans ! Prochain spectacle dimanche 29 juillet à 11H au Village Chapiteaux à Marseille. (photos © Nestrea – sauf portait : Alexandre Reynier©The Provence Herald)

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BENJA un spectacle où se croisent cinéma, théâtre et cirque

Benja raconte l’histoire de Benjamin (Benja) de Oliveira, âgé de douze ans en 1895. Fils d’esclave, il vend des galettes de maïs à Patafufu. L’enfant pénètre en cachette dans le cirque Sofero installé pour quelques jours dans son village. Il y voit la femme serpent. L’émerveillement est là. Fasciné, Benja décide de devenir le premier clown noir brésilien, un faiseur de samba dans l’univers du cirque. Cette histoire permet de traiter en musique, avec légèreté, les questions sensibles auxquelles l’humanité se trouve confrontée : racisme, quête d’identité, rêves et défis.

Karen Acioly, dramaturge, parolier et metteur en scène du spectacle, nous dit pourquoi cette heure de bonheur est aussi une expérience artistique, entre France et Brésil.

The Provence Herald : Pouvez-vous nous expliquer comment vous êtes arrivée à produire ce spectacle ?

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Karen Acioly : Depuis les années quatre-vingts, après mes études de journalisme, je travaille pour les arts de la scène. Je fonde et dirige le FIL (International Festival for the Interchange of scenic and visual Languages) depuis 2003. Mais rapidement, je m’inscris dans la problématique des enfants au niveau créatif, en créant le Jockey Theatre in Rio de Janeiro. Pour anecdote, j’ai fait en même temps que Raquel Rache de Andrade l’école du cirque à Rio de Janeiro. Les enfants sont sources et objets de mes intentions créatives.

The Provence Herald : Justement pourquoi les enfants ? Vous pourriez vous adresser uniquement aux adultes comme souvent dans le cirque contemporain ?

Karen Acioly : Tout d’abord, en m’adressant aux enfants je m’adresse également aux parents, à toute la famille. Comme les adultes ont tous été également des enfants, ils cèdent aux charmes des souvenirs de leur propre jeunesse ancrés dans le subconscient. Cela permet de communiquer dans l’émotion avec leur progéniture. Pour revenir à eux, justement, j’écris le synopsis et les paroles à leur intention. Naturellement la mise-en-scène en découle. Une des particularités  des enfants se trouve dans la positivité, dont ils font preuve naturellement. Ils possèdent aussi une importante capacité à comprendre, à retenir et à incorporer dans leur propre monde tout ce qui se présente. A ce sujet, je souhaite préciser que cela influe sur toute la représentation du spectacle. Dans leur monde merveilleux, tout devient étincelant et atteint des proportions gigantesques. Prenons un exemple, si je pose un verre d’eau sur la scène et qu’il devient le centre de leur attention grâce au jeu de l’artiste, l’objet quitte le statut du simple verre pour devenir un océan à leurs yeux émerveillés. Cette manière d’être, qui leur est propre, s’exprime par une extraordinaire générosité des sentiments et du cœur. Chaque représentation devient ainsi un moment d’une grande intensité pour tous les membres de la compagnie. Personne ne peut sortir indemne de cette rencontre. Cela est également vrai pour les adultes, si nous acceptons de redevenir ce que nous sommes en réalité : des êtres de communication.

The Provence Herald : Vous avez écrit beaucoup de livres, dit des paroles, dirigé de nombreux spectacles. Aujourd’hui, comment voyez-vous le devenir de Benja dans sa forme actuelle ?

Karen Acioly : Je dois reconnaître que je ne cherche plus nécessairement à écrire. Peut-être une forme de lassitude, je ne sais pas exactement. Aujourd’hui, je m’attèle à une relecture du synopsis, non pour le transformer, mais en m’attachant à voir comment je peux faire plus avec ce qu’il est. Cela porte sur les espaces situés entre chaque scène. Un travail d’orfèvre. Je cherche le geste ou le mot, le son, l’image, l’objet, l’élément permettant de maintenir attentif le jeune spectateur ; en un mot, éviter le flottement inhérent à ces passages entre-deux. Mais cela concerne aussi ces instants au sein même des scènes pouvant rompre leur monde. Notre intention est d’offrir aux enfants de vivre le plus longtemps possible dans ce monde merveilleux dont nous parlions précédemment. Le spectacle devient ce qu’il doit toujours être : un lieu de métamorphose.

Prochain spectacle : dimanche 29 janvier à 11h00 au Village Chapiteaux, 22 bd de la Méditerranée (au niveau du David), 13015 Marseille. Réservation : 04 91 55 61 64

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